🇨🇩 RDC : QUAND NOS TERRES DEVIENNENT UNE RICHESSE POUR L’AVENIR
Une tribune de David MUNDA MUNDA Géologue, Ingénieur Minier et Président-Directeur Général de Munda Society Africa Development — MSAD
🇨🇩 RDC : QUAND NOS TERRES DEVIENNENT UNE RICHESSE POUR L’AVENIR
Une tribune de David MUNDA MUNDA
Géologue, Ingénieur Minier et Président-Directeur Général de Munda Society Africa Development — MSAD
«« Une nation qui possède la terre, l’eau, la jeunesse et le climat ne manque pas de richesse. Elle doit surtout apprendre à transformer son potentiel en valeur. »»
La République démocratique du Congo est souvent présentée à travers l’immensité de ses ressources naturelles et minières. Pourtant, une autre richesse, tout aussi stratégique, se trouve sous nos yeux : notre potentiel agricole.
Des vastes étendues de terres arables aux nombreux cours d’eau, en passant par la diversité des climats et des écosystèmes, notre pays dispose de conditions permettant le développement d’une agriculture diversifiée.
Mais une question essentielle demeure : que faisons-nous de cette richesse ?
Car posséder des terres ne suffit pas.
Posséder des ressources naturelles ne suffit pas.
Posséder un potentiel extraordinaire ne suffit pas.
La véritable richesse naît lorsque nous savons transformer ce potentiel en production, en emplois, en industries, en revenus et en opportunités pour nos populations.
C’est cette réflexion qui m’amène aujourd’hui à parler de l’agriculture congolaise.
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🌱 L’AGRICULTURE : UNE RICHESSE STRATÉGIQUE POUR LA RDC
Pendant longtemps, l’agriculture a parfois été considérée comme un secteur secondaire face aux activités minières et extractives.
Je pense qu’il est temps de changer cette perception.
L’agriculture peut être simultanément :
- un instrument de sécurité alimentaire ;
- une source massive d’emplois ;
- un moteur de développement rural ;
- une base pour l’industrie agroalimentaire ;
- une source de revenus pour les ménages ;
- un secteur d’investissement ;
- un levier de développement des infrastructures ;
- une opportunité d’exportation ;
- et un moyen de réduire notre dépendance à certaines importations alimentaires.
La question n’est donc pas de savoir si la RDC doit développer son agriculture.
La question est de savoir à quelle vitesse et avec quelle ambition nous voulons le faire.
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🇨🇩 PRODUIRE POUR NOUS-MÊMES AVANT DE PENSER À EXPORTER
Un pays qui dispose d’un immense potentiel agricole mais qui dépend fortement des importations pour satisfaire une partie de ses besoins alimentaires doit nécessairement s’interroger.
Nous devons progressivement renforcer notre capacité à produire localement.
Mais produire localement ne signifie pas simplement multiplier les champs.
Il faut construire un véritable système agricole.
Il faut produire.
Il faut conserver.
Il faut transporter.
Il faut transformer.
Il faut conditionner.
Il faut commercialiser.
Et surtout, il faut créer un environnement permettant au producteur de vivre dignement de son travail.
Le développement agricole doit donc être pensé de la semence jusqu’au consommateur.
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🚜 PASSER DE L’AGRICULTURE DE SUBSISTANCE À L’AGRO-INDUSTRIE
L’un des grands défis de la RDC est de réussir la transition entre une agriculture essentiellement traditionnelle et une agriculture davantage moderne, productive et intégrée aux chaînes de valeur.
La mécanisation peut jouer un rôle important.
L’irrigation peut améliorer la régularité de la production.
Les technologies numériques peuvent faciliter l’accès à l’information et aux marchés.
Les données agricoles peuvent améliorer la planification.
La formation peut renforcer les compétences.
Les infrastructures peuvent réduire les pertes après récolte.
Les unités de transformation peuvent augmenter la valeur ajoutée.
C’est ainsi que nous devons concevoir l’agriculture de demain.
Le champ ne doit plus être considéré comme la fin du processus. Il doit être le commencement d’une chaîne industrielle.
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🏭 TRANSFORMER SUR PLACE : LE GRAND DÉFI
Pendant des décennies, de nombreux pays africains ont exporté principalement des matières premières et importé des produits transformés.
Nous devons progressivement dépasser ce modèle.
Prenons l’exemple du cacao.
Vendre une fève de cacao constitue une activité économique.
Mais développer autour du cacao toute une industrie de transformation permet de créer davantage de métiers, de compétences, d’entreprises et de valeur ajoutée.
La même logique peut s'appliquer au café, au maïs, au soja, au manioc, aux fruits, aux huiles végétales et à de nombreuses autres productions.
Notre ambition ne devrait pas seulement être de remplir des camions de matières premières. Elle devrait être de construire des industries capables de transformer nos productions.
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🍫 LE CACAO : DE LA PRODUCTION À LA CHAÎNE DE VALEUR
Le cacao représente une illustration concrète de cette vision.
La RDC possède des zones où cette culture peut être développée dans de bonnes conditions.
Mais pour construire une véritable filière, il faut aller au-delà de la plantation.
Il faut penser :
plantation → encadrement des producteurs → récolte → fermentation → séchage → contrôle qualité → collecte → stockage → transport → transformation → commercialisation → exportation.
Chaque étape représente une activité économique.
Chaque activité peut générer des emplois.
Chaque emploi peut contribuer au développement d’une famille.
Et chaque filière bien structurée peut participer à la transformation d’une région.
C’est cette logique de chaîne de valeur que nous devons encourager.
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👨🏾🌾 LE PRODUCTEUR DOIT ÊTRE AU CENTRE
Il ne peut pas y avoir d’agriculture moderne sans agriculteurs.
L’investissement dans l’agriculture doit donc également être un investissement dans l’humain.
Nos producteurs ont besoin de formation, d'accès aux intrants, d’équipements adaptés, de débouchés commerciaux, d’informations sur les prix, de moyens de transport et de mécanismes de financement.
Nous devons également encourager l’émergence d’une nouvelle génération d’agriculteurs professionnels.
L’agriculteur congolais de demain doit pouvoir être un entrepreneur agricole.
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👩🏾🌾 LA JEUNESSE : UNE FORCE AGRICOLE À ORGANISER
Notre jeunesse représente l'une des grandes forces de la RDC.
Nous devons lui montrer que l’agriculture ne signifie pas nécessairement retourner à une économie archaïque.
L’agriculture moderne fait appel à l’ingénierie, aux sciences, à la technologie, à la finance, au management, à la logistique et à l'industrie.
Un jeune Congolais peut devenir :
- agronome ;
- entrepreneur agricole ;
- technicien en irrigation ;
- spécialiste de la mécanisation ;
- ingénieur agroalimentaire ;
- logisticien ;
- gestionnaire de coopérative ;
- opérateur d’une unité de transformation ;
- exportateur ;
- investisseur agricole.
Le futur de l’agriculture congolaise doit être jeune, professionnel et technologique.
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🛣️ PAS D’AGRICULTURE FORTE SANS INFRASTRUCTURES
Il serait difficile de parler sérieusement du développement agricole sans parler des infrastructures.
Un producteur peut récolter une excellente production, mais si celle-ci ne peut pas atteindre le marché dans de bonnes conditions, une partie de la valeur peut être perdue.
Les routes de desserte agricole, les ponts, les entrepôts, les chambres froides, les plateformes logistiques, l’énergie et les réseaux de communication sont donc des composantes essentielles du développement agricole.
Construire une route agricole, c’est aussi construire une voie vers le marché.
Construire un pont, c’est parfois permettre à une production entière d’atteindre un centre de consommation.
L’agriculture et les infrastructures doivent donc être pensées ensemble.
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💰 LE FINANCEMENT : LE NERF DE LA TRANSFORMATION
Un autre défi majeur demeure celui du financement.
L’agriculteur ne peut pas toujours supporter seul les coûts liés aux équipements, aux intrants, à la mécanisation ou à la transformation.
Les banques, les fonds d’investissement, les partenaires techniques, les investisseurs privés et les institutions publiques ont un rôle important à jouer.
Mais le financement doit être accompagné d’une véritable structuration des projets.
Nous avons besoin de projets bancables, transparents, documentés et capables de démontrer leur potentiel économique.
C’est également à ce niveau que le secteur privé peut jouer un rôle déterminant.
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🌍 ATTIRER LES INVESTISSEURS SANS PERDRE NOTRE VISION
La RDC doit être ouverte aux investissements agricoles.
Mais attirer un investisseur ne signifie pas simplement lui proposer une terre.
Il faut lui proposer un projet.
Un projet avec une vision.
Une organisation.
Une chaîne de valeur.
Des objectifs mesurables.
Des partenaires fiables.
Une stratégie commerciale.
Et surtout, une perspective de développement durable.
Les investisseurs doivent pouvoir trouver en RDC non seulement des ressources, mais des opportunités structurées de création de valeur.
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🌿 AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT : UNE RESPONSABILITÉ
Développer l’agriculture ne doit pas signifier détruire notre environnement.
Nous devons promouvoir une agriculture productive, mais également responsable.
La gestion des sols, de l’eau, des forêts et de la biodiversité doit faire partie intégrante de nos stratégies.
L’objectif n’est pas simplement de produire beaucoup aujourd’hui.
Il faut pouvoir produire demain, après-demain et transmettre à nos enfants des terres encore capables de nourrir les générations futures.
C’est cela, pour moi, le sens du développement durable.
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🌍 DE LA RDC AGRICOLE À LA RDC AGRO-INDUSTRIELLE
Mon ambition dépasse donc la simple exploitation agricole.
Je crois à une RDC capable de construire progressivement des pôles agro-industriels régionaux.
Des territoires où l’on retrouve autour de la production :
les champs, les unités de transformation, les entrepôts, les routes, l’énergie, la logistique, les marchés et les compétences humaines.
Une telle approche permettrait de rapprocher la production des infrastructures industrielles et des marchés.
Elle pourrait également favoriser le développement économique des territoires ruraux.
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🏗️ UNE VISION QUI RELIE AGRICULTURE, INDUSTRIE ET INFRASTRUCTURES
À travers mon expérience dans les secteurs des ressources naturelles, de l’ingénierie, des infrastructures et du développement de projets, j’ai acquis une conviction : les secteurs économiques ne doivent pas être développés en vase clos.
L’agriculture a besoin des infrastructures.
Les infrastructures ont besoin de l’industrie.
L’industrie a besoin de matières premières.
La transformation a besoin d’énergie.
La commercialisation a besoin de logistique.
Et l’ensemble a besoin de compétences humaines.
C’est cette interdépendance qui doit guider notre réflexion sur le développement de la RDC.
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🇨🇩 NOTRE PLUS GRANDE RICHESSE EST PEUT-ÊTRE CELLE QUE NOUS N’AVONS PAS ENCORE SUFFISAMMENT VALORISER
Lorsque nous parlons de la richesse de la RDC, nous pensons souvent au cuivre, au cobalt, à l’or, au lithium et à d’autres ressources naturelles.
Ces ressources sont importantes.
Mais notre richesse ne s’arrête pas là.
Il y a aussi la terre.
Il y a l’eau.
Il y a le climat.
Il y a la biodiversité.
Il y a nos producteurs.
Il y a notre jeunesse.
Il y a notre marché intérieur.
Et surtout, il y a notre capacité à construire.
La véritable question est donc :
sommes-nous prêts à transformer ces potentialités en projets concrets ?
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🤝 MSAD ET LA VISION D’UNE AGRICULTURE CRÉATRICE DE VALEUR
À travers Munda Society Africa Development — MSAD, nous souhaitons participer à cette dynamique.
Notre approche consiste à considérer l’agriculture comme un secteur pouvant être associé à la transformation agroalimentaire, aux infrastructures, à la logistique, à l’investissement et au commerce.
Nos initiatives dans le domaine agricole s’inscrivent dans cette volonté de contribuer à la création de chaînes de valeur plus structurées.
Nous croyons notamment au potentiel des filières telles que le cacao et à la possibilité de développer des projets agricoles capables de générer de l’activité économique et des emplois.
Notre ambition n’est pas simplement de cultiver des hectares.
Notre ambition est de contribuer à bâtir un modèle économique autour de ces hectares.
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🙏🏾 UNE VISION POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES
Nous avons reçu cette terre en héritage.
Nous avons donc la responsabilité de la transmettre.
La génération actuelle ne doit pas être celle qui aura simplement consommé les richesses de la RDC.
Elle doit être celle qui aura posé les fondations d’une économie plus productive, plus industrielle et plus créatrice d'opportunités.
Je rêve d’une RDC où un jeune de Kananga, de Beni, de Kisangani, de Lubumbashi, de Kinshasa ou d’une autre partie du pays puisse regarder une exploitation agricole moderne et y voir une carrière, une entreprise, une industrie et un avenir.
Je rêve d’une RDC où nos produits agricoles portent fièrement le label de notre pays sur les marchés africains et internationaux.
Je rêve d’une RDC qui ne se contente plus d’exporter ses richesses brutes, mais qui apprend à les transformer.
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🇨🇩 CONCLUSION : LA TERRE NOUS ATTEND
Notre pays n’a pas besoin de discours qui se limitent à rappeler son potentiel.
Il a besoin d’actions.
Il faut planter.
Il faut produire.
Il faut former.
Il faut mécaniser.
Il faut construire.
Il faut transformer.
Il faut financer.
Il faut commercialiser.
Il faut exporter.
Mais surtout, il faut croire en la capacité de la RDC à construire sa propre prospérité.
La terre congolaise n’est pas simplement une surface.
Elle est une promesse.
Une promesse de nourriture.
Une promesse d’emplois.
Une promesse d’industries.
Une promesse de revenus.
Une promesse de développement.
Une promesse pour notre jeunesse.
Une promesse pour nos enfants.
Et cette promesse, nous avons aujourd’hui le devoir de la transformer en réalité.
🇨🇩 La RDC possède la terre.
🌱 À nous de la valoriser.
🚜 À nous de produire.
🏭 À nous de transformer.
👥 À nous de créer des emplois.
🌍 À nous de bâtir des chaînes de valeur.
🙏🏾 À nous de préparer l’avenir.
David MUNDA MUNDA
Géologue — Ingénieur Minier
Président-Directeur Général — MSAD SARL
Munda Society Africa Development
« Bâtir aujourd’hui les solutions durables de demain. »
MSAD toujours en avant.
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